Laboratoire des Pratiques Scéniques de la Philosophie

mai 5th, 2010 Aucun Commentaire »

Le groupe est né parmi des étudiants en doctorat de l’École doctorale III, travaillant tous sur le théâtre, et particulièrement sur la notion de « scène », que nous cherchons à questionner. Or nous ne sommes pas, pour la plupart, que des universitaires : nous avons chacun des activités où nous pratiquons le théâtre, comme acteur, metteur en scène, auteur dramatique, directeur de compagnie…

Nous voulons donner une dimension pratique à notre réflexion, en travaillant avec des artistes invités.Le laboratoire se donne pour objectif de travailler sur des théories de la scène appliquées sur le plateau. Il s’agit de sortir d’une définition unique et évidente de la « scène » (sa pratique, la manière de la concevoir…) en prenant au mot la définition qu’en donnent certains philosophes (Platon, Hegel, Schiller, Deleuze, Foucault…), dans le but de pratiquer la scène depuis une double extériorité/étrangeté. La question qui s’impose comme un fil rouge lors des séances de travail est : quelle conception de la scène le philosophe élabore-t-il ?

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Journée d’études – doctorants du Centre de Recherche sur l’Histoire du théâtre

mai 16th, 2009 Aucun Commentaire »

Journée des doctorants, « Les Idées de théâtre : pratiques en théorie » , organisée par Élodie Benard, Nicolas Doutey, Flore Garcin-Marrou et Cécile Gervais (doctorants du Centre de Recherche sur l’Histoire du Théâtre (CRHT) de Paris IV, dirigé par Denis Guénoun).

Centre de Recherche sur l’Histoire du Théâtre

Mon sujet : “Félix Guattari : théâtre et clinique”.

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Critique – Découvrez Carmelo Bene, le théâtreux qui utilisait le cinéma comme une guillotine…

avril 2nd, 2009 Aucun Commentaire »

Témoignage : Festival “Théâtres au Cinéma” de Bobigny
TELERAMA.FR – 2 Avril 2009
LE FIL CINéMADepuis le 20 mars se tient le festival Théâtres au cinéma, consacré à l’œuvre des réalisateurs Marco Bellocchio et du plus rare Carmelo Bene. Un pari audacieux pour le Magic Cinéma, coincé entre le McDo et le parking du Centre commercial de Bobigny 2 (93). Doctorante au Centre de recherche sur l’histoire du théâtre (Paris IV, Sorbonne), Flore Garcin-Marrou a passé le week-end là-bas et nous livre son avis d’experte sur Carmelo Bene.

Deux semaines qu’une poignée d’irréductibles cinéphiles et italophiles se retrouve pour ce marathon, qui s’est ouvert par une rencontre avec Marco Bellocchio, venu expliquer sa passion pour les textes théâtraux qu’il a adaptés au cinéma. J’ai pour ma part concentré mes efforts sur la rétrospective Carmelo Bene. Ce trublion de la scène théâtrale underground a posé, dès 1958, les bases d’une vision originale et provocatrice d’un cinéma hétéroclite et séminal. De 1968 à 1973, Bene a filmé de manière convulsive, obsédé par la lumière et les gros plans. Mort en 2002, il laisse derrière lui des films comme Notre-Dame des Turcs, Capricci, Don Giovanni, Salomé, Un Hamlet de moins

Ce dernier, version revisitée du classique shakespearien, sélectionné au festival de Cannes en 1973 (la même année que La Maman et la Putain, d’Eustache, et La Grande Bouffe, de Ferreri), est significatif de son esthétique. Carmelo Bene y campe Hamlet, au costume chamarré et asymétrique, obsédé par son départ imminent à Paris avec sa maîtresse Kate. Ophélie est une bigleuse, coiffée d’une cornette de nonne, occupée à lire seins nus dans une bibliothèque. Le texte original est disloqué, réduit à son essence, chuchoté ou soutenu par une bande-son spasmée où s’enchaînent sans transition Stravinski, Rossini et Wagner (Un Hamlet de moins repasse au Magic Cinéma vendredi 3 avril à 17h).

Samedi dernier, à 21h, après la projection de Richard III, un débat s’est tenu en présence de l’actrice Laura Morante (qui apparaissait dans S.A.D.E. nue sur une assiette avec une feuille de salade dans la bouche), Luisa Viglietti (costumière et femme de Bene) et le traducteur Jean-Paul Manganaro, au sujet de cette “parenthèse cinéma” : cette période où Bene a cinématographié ses mises en scène de théâtre, en bousculant les textes, utilisant le cinéma comme une guillotine, abusant d’une technique de montage à la hache.

Après un témoignage du chef-opérateur de Notre-Dame des Turcs, Manganaro rappelle que le cinéma est devenu pour Bene un vecteur technologique pour inventer de nouveaux procédés au théâtre. Laura Morante, quant à elle, se souvient des conditions de travail difficiles avec le metteur en scène charismatique qui ne répétait que la nuit et aimait pousser à bout ses acteurs. Elle ajoute avec une pointe d’humour qu’elle voudrait créer aujourd’hui l’association des survivants de Carmelo Bene…

Trois événements marquent cette fin de semaine. Vendredi 3 avril, à 20h30, une lecture à deux voix de A boccaperta aura lieu, scénario inédit de Carmelo Bene, avec les deux comédiens Corrado Invernizzi et Jean-Yves Gautier, suivie par la projection de Salomé, de Carmelo Bene. Samedi 4 avril à 20h30, une copie neuve de Notre-Dame des Turcs, de Carmelo Bene, sera projetée, en présence de Lydia Mancinelli, comédienne et Mauro Contini, monteur. Enfin, la soirée de clôture se tiendra le dimanche 5 avril, dès 19h, avec La Nourrice, de Marco Bellocchio, en présence des comédiennes Valeria Bruni-Tedeschi et, sous réserve, de Maya Sansa.

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