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L’INFLUENCE DU THÉÂTRE JAPONAIS SUR LE THÉÂTRE DE FÉLIX GUATTARI
Juillet 2010 : Article sur le théâtre de Félix Guattari publié dans la Revue Coulisses, n° 41, de l’Université de Franche-Comté, dont le dossier thématique porte sur L’influence du théâtre de l’extrême orient sur le théâtre occidental du vingtième siècle.
L’Affaire du sac de chez Lancel, Le Maître de Lune, Psyche Ville Morte, Socrate, Visa le noir tua le blanc et La Nuit la fin des moyens n’ont jamais été représentées sur scène. Seulement deux ont été mises en lecture : Socrate à Théâtre Ouvert à Paris en 1988, et La Nuit, la fin des moyens au Festival d’Avignon en 1990 . Ces pièces n’ont jamais rencontré leur public. Pourquoi ? D’un point de vue théâtral, elles présentent des difficultés certaines de mise en scène, dûes à leurs espaces éclatés, aux chevauchements de temporalités, aux personnages désincarnés, aux situations indéfinies. Elles font partie de ce qu’Artaud nommait le « théâtre impossible ». C’est d’un point de vue philosophique qu’elles présentent plus d’intérêt, car elles sont un prolongement expérimental et artistique de la réflexion philosophique, une mise en exercice des concepts, une mise en présence scénique des idées. De quelle manière l’influence de l’Extrême-Orient et en particulier du Japon intervient-elle dans l’écriture de Félix Guattari ? Différentes formes de théâtre japonais ponctuent l’imaginaire du philosophe et participent activement à son univers de référence. La présence strictement citationnelle ou plus appuyée du kabuki, du bunraku et surtout de la danse des ténèbres, le butô, dans la réflexion et la dramaturgie du philosophe montre que sa pensée, puis son théâtre ont subi de façon effective l’influence du théâtre japonais. Qu’est-ce que Félix Guattari est allé chercher vers l’Orient, et surtout, qu’y a-t-il trouvé ?

