Colloques

GILLES DELEUZE AND THEATER, OR PHILOSOPHY AND ITS « OTHER »

Du 12 au 14 juillet 2010 : Third International Deleuze Studies Conference, Amsterdam (Pays-Bas). L’événement est organisé sous le patronage de l’Observatoire des nouvelles pratiques symboliques et de la revue Trahir. Président de séance : René Lémieux.

Deleuze Studies

Abstract : Many critical works have established links between Deleuze’s philosophy and Art. Art became the “Other” of philosophy, using affects and percepts to understand intellectual questions, working toward investigations of other regions beyond the philosophic field and construction of a logic of multiplicities. But, in these critical works which studied this question, theater was always absent. Why? Maybe, because his readers believed Gilles Deleuze’s words in L’Abécédaire, which assert a disinterest for theater: « Theater is too long, too much disciplined », « to stay four hours sit in an uncomfortable armchair, I cannot do this any more ». Nevertheless, when we read Deleuze, theater is everywhere present in his corpus. Difference and repetition is a criticism of representation, Anti-Oedipus repeats that the unconscious mind is not a theater, but a factory and denounces any form of mimesis… It seems that theatre is the “Other” of the Deleuzian works neglected by critics. A new virtuality is created, embodied in the meeting of Deleuzian thought and theatrical practices. When philosophy exits from itself, center has moved, and this escape creates a virtual line, towards theatrical practices which are a new « Other » of philosophy. But the presence of theater is inseparable from the second « Other »: Félix Guattari. It is in the unpublished plays by Félix Guattari (The Moon master, Socrates, Psyche-ghost town, Night is the end of means…) that we can uncover the realization of the movement of virtuality in the completely nomadic spirit, moving toward new manner of dramatic expression.

Deleuze Studies Conference : http://www.deleuze-amsterdam.nl/

Programme complet

Programme du panel : Virtualité de Gilles Deleuze

http://www.revuetrahir.net

L’AUTEUR DRAMATIQUE SUR FACEBOOK

Les 2 et 3 juillet : Colloque “L’auteur en réseau, les réseaux de l’auteur. Du livre à Internet”, organisé par Sylvie Ducas (CHCSC, université Versailles-Saint-Quentin) et Oriane Deseilligny (GRIPIC- Celsa, université Paris Sorbonne), au Pôle des Métiers du Livre de Saint-Cloud, 11 avenue Pozzo di Borgo 92210 SAINT-CLOUD.

Université Paris X Nanterre

Le sujet : “L’écrivain sur Facebook. Constructions imaginaires de la figure d’un auteur dramatique, à partir des réseaux sociaux (Facebook, Twitter, MySpace).”

L’appel à contribution sur Fabula

ÊTRE OUVREUSE DANS UN THÉÂTRE PARISIEN : VELOURS ROUGE ET PRÉCARITÉ

Le 26 mai : Colloque La sortie au spectacle (XIXe-XXe siècles), organisé par Pascale Goetschel (CHS, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne) et Jean-Claude Yon (Centre d’histoire culturelle des sociétés contemporaines, Université Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines).

Université Paris 1

Je me propose de parler de mon expérience en tant que vendeuse de programme, puis ouvreuse dans un théâtre privé parisien, situé sur le bd saint-Martin, entre les années 2005-2008. Le métier d’ouvreuse soulève des problématiques nombreuses et édifiantes, révélant la grande précarité des métiers qui gravitent autour des spectacles populaires (et populistes).

Le programme de la journée sur Calenda

LE THÉÂTRE DE FÉLIX GUATTARI EN POSITION D’IRRESPECT FACE À SA PHILOSOPHIE

Les 6 et 7 mai : Colloque sur Les Dynamiques de l’irrespect, entre idéalisme et nihilisme, organisé par Julien Roumette, Université Toulouse le Mirail 2.

Université Toulouse Le Mirail

Le théâtre de Félix Guattari reste inédit aujourd’hui. Ses pièces de théâtre ne parlent pas, comme on pourrait s’y attendre, de philosophie. Elles ne sont pas des drames philosophiques, ne relèvent pas d’un « théâtre à thèse ». Au contraire, elles se placent plutôt sous le haut patronage de Jarry et des expériences dadaïstes, autant de pieds de nez à la rigueur et au sérieux philosophique… Ce théâtre potache, écrit non pas pour faire Œuvre, mais pour amuser, fustige Guattari lui-même et quelques autres (Lacan, Ferdinand de Saussure…).

Alors que certains philosophes se confrontent à l’écriture dramatique en gardant leur sérieux, Guattari, lui, rompt les amarres et navigue à vue dans des eaux expérimentales et provocatrices. Il entend être là où personne ne l’attend : dans un besoin d’hétérogénéité de la pensée, il évoque le nomadisme (partir loin des mailles des filets institutionnels) et le devenir-minoritaire, un devenir potentiel et créatif qui engage le philosophe à suivre une ligne de fuite qui l’amène vers un ailleurs…

Lire l’appel à contribution sur Fabula

LE THÉÂTRE DE FÉLIX GUATTARI : GENÈSES

10 Décembre 2009 :  Colloque international “Parcours de génétique théâtrale : du laboratoire d’écriture à la scène (Percursos de genética teatral: do laboratório de escrita à cena)” à l’Université de Lisbonne (Portugal), organisé par Ana Clara Santos, Ana Isabel Vasconcelos et Rui Pina Coelho.

Université de Lisbonne

Avec Jean-Marie Thomasseau (Paris 8), Florent Siaud (ENS Lyon), Fahd Kaghat (Fés, Maroc)Véronique Perruchon (Lyon 2), Nadia Louar (Univ. Wisconsin Oshkosh, USA), Federica Tummillo (GERCI, Grenoble 3), Marie-Line Zucchiatti (SSLMIT – Bologne, Italie), Sophie Proust (CEAC, Lille 3, ARIAS/CNRS), Johannes Landis (Lycée Gaston-Fébus d’Orthez), Michelle Cheyne (Massachussetts-Dartmouth, USA), Pauline Bouchet (ENS Lyon), Véronique Bontemps (Artois), Gaëlle Maidon (E.N.S.A./HAR, Univ. Paris Ouest), Pierre Banos (Dir-adj. éd. Théâtrales/ Équipe RETC, Paris Ouest Nanterre), Monique Martinez Thomas & Bruno Péran (Toulouse)…

Ecouter l’intervention

Le programme du colloque international

FÉLIX GUATTARI : THÉÂTRE ET CLINIQUE

16 Mai 2009 : Journée des doctorants, « Les Idées de théâtre : pratiques en théorie » , organisée par Élodie Benard, Nicolas Doutey, Flore Garcin-Marrou et Cécile Gervais (doctorants du Centre de Recherche sur l’Histoire du Théâtre (CRHT) de Paris IV, dirigé par Denis Guénoun).

Centre de Recherche sur l'Histoire du Théâtre

L’objet de la journée d’études est d’interroger et de caractériser des idées de théâtre, et ce, depuis la situation pratique de leur formulation. Comment certaines pratiques artistiques ou théoriques en viennent-elles à produire, implicitement ou non, des idées de théâtre, et quelles sont-elles ? À quel type d’idée de théâtre son travail scénique spécifique conduit-il tel acteur, tel auteur, tel metteur en scène, tel scénographe, tel marionnettiste, etc. ? De quelle manière des idées de théâtre transparaissent-elles dans d’autres disciplines artistiques et intellectuelles ?

16h45  Flore Garcin-Marrou (Université Paris-Sorbonne – CRHT) « Félix Guattari : théâtre et clinique »

Félix Guattari a rencontré beaucoup d’artistes, par le biais de ses activités militantes, notamment Jean-Jacques Lebel un peu avant 1968. Il participera d’ailleurs à des performances dans les années 1980, au Festival Polyphonix, dont il reste quelques étonnantes photos. Dès son arrivée à La Borde, il rencontre des artistes qui y sont venus se soigner (Jacques Besse…) et des artistes qui viennent proposer des ateliers (René Laloux…). Le magicien Jean-Baptiste Thierrée vient à La Borde tous les week-ends et discute avec Guattari de ce que deviendra le Nouveau Cirque. Guattari est aussi celui qui l’encourage à concrétiser ses rêves : un jour, Thierrée écrit à Victoria Chaplin, qui deviendra sa femme. Ils installeront alors des chapiteaux de cirque dans le parc de la clinique. Thiérrée songe même, avec Guattari, de monter une ménagerie humaine présentant des cas sociaux à la place des animaux. Tous les artistes qui viennent à La Borde sont sidérés par ces schizophrènes, qui ont une facilité déconcertante à franchir sur scène les frontières entre le statut du fou et le statut de l’acteur. La scène leur permet de transcender leurs angoisses.

Texte de l’intervention « Théâtre et clinique » de Flore Garcin-Marrou

Toutes les contributions de la journée en PDF

Avec Sandrine Blondet, université Paris-Sorbonne, Paris-IV, Emmanuelle Chastanet, université de Tours, Sylvie Benzekri-Elbazis, université Paris-Sorbonne, Paris-IV, Marion Cousin, université Sorbonne-Nouvelle, Paris-III, Liza Kharoubi, université Paris-Sorbonne, Paris-IV / université d’Auckland, Nouvelle-Zélande, Laure Fernandez, université Paris-III, Maria Ortega Manez,université Paris-Sorbonne, Paris-IV, Maud Gouttefangeas, université Paris-Sorbonne, Paris-IV, Aline Wiame, FNRS, université libre de Bruxelles, Flore Garcin-Marrou, université Paris-Sorbonne, Paris-IV.

LECTURE QUANTIQUE DE HEINER MÜLLER : MACHINE, FRAGMENT ET CHAOS

15 Mai 2009 : Colloque international sur le Théâtre quantique, organisé par Agnès Surbezy de l’Equipe de Recherche lettres, langages et arts (LLA) de l’Université Toulouse Le Mirail.

Université Toulouse Le Mirail

Le théâtre quantique.
Remettant en cause les principes de la physique classique, la physique quantique oppose le discontinu à la continuité, le hasard à la causalité, l’interdépendance des atomes à la séparabilité et à l’objectivité… Elle a ainsi profondément modifié notre perception des phénomènes de la vie quotidienne ainsi que les grands courants de pensée actuels et a servi de terreau fertile à l’élaboration des grandes théories du XXe siècle dont la postmodernité. Au croisement entre arts et sciences, le théâtre quantique prend tout son éclat notamment en France, avec Claude Régy. Néanmoins, la labellisation de l’esthétique quantique est un phénomène espagnol : le quantique est le fer de lance d’une association internationale créée à Grenade en 1994, le Salon des Indépendants, qui définit l’esthétique quantique comme l’exploration artistique de la nouvelle vision du monde issue des principaux principes de la physique subatomique.

Lecture quantique de Heiner Müller.
Au départ, rien ne pousse à rapprocher Heiner Müller (1929-1995) de la notion de quantique, ou du théâtre quantique. Il est allemand, alors que les foyers dramaturgiques quantiques semblent être localisés en Espagne et en Grande-Bretagne. Il fait rarement référence à la science, sauf, en bon héritier de Brecht, pour dénoncer l’exploitation de l’homme par la machine et son aliénation par la technologie. Pourtant, après réflexion, le théâtre quantique pourrait être une nouvelle grille de lecture à l’aune de laquelle il serait intéressant de relire Müller. Ces hypothèses inédites qui se concentrent sur trois points de sa dramaturgie – la machine, le fragment, le chaos -, sont à envisager plus comme des zones de friction que comme des points de convergence. Il s’agira d’éprouver l’hétérogénéité de la dramaturgie müllerienne et du théâtre quantique, tout en tentant d’établir des passerelles.

L’appel à communication sur Fabula

Les Actes du colloque devraient paraître en 2010-2011.

POURQUOI ÉCRIRE ET METTRE EN SCÈNE UNE PIÈCE INJOUABLE ? HAMLET-MACHINE DE HEINER MÜLLER

21 Juin 2007 : Journée des doctorants du Centre de Recherche sur l’Histoire du Théâtre (CRHT) de Paris IV, dirigé par Denis Guénoun.

Centre de Recherche sur l'Histoire du Théâtre

Le Centre de Recherche sur l’Histoire du Théâtre a choisi cette année de consacrer la journée d’études des doctorants à la notion d’échec au théâtre. Ainsi nous proposons-nous de prendre le contrepoint d’une histoire littéraire souvent écrite pour et par les succès. En effet, la question de l’échec semble être particulièrement pertinente dans les études théâtrales, dans la mesure où elle permet d’interroger sous un angle nouveau un ensemble d’aspects, des réceptions du public ou de la critique, aux enjeux dramaturgiques du texte, en passant par la figure de l’auteur.

Organisation : Chrystelle Barbillon, Alexeï Evstratov, Aurélie Haroche, Farida-Maria Höfer y Tuñón

Intervenants :
Claire Chapuis-Journiac « Les stratégies de l’échec à travers quelques exemples de la seconde moitié du XVIIIe siècle»
Soumaya Alila « La Sophonisbe de Corneille : l’échec du génie des nations devant le goût national »
Maria Orquídea Leite de Faria Borges « Azémire revisitée ? »
Luke Arnason « L’échec de l’innovation et le triomphe du conventionnel : les opéras de Thomas Corneille »
Kaori Oku « L’échec de La Dispute de Marivaux au XVIIIe siècle »
Litsa Styliani Kavvada « La notion d’échec comme critère pour le choix de la thématique du texte dramatique dans le théâtre sérieux de Voltaire »
Yuri Harada « Narcisse de Rousseau, ou le théâtre comme prélude à la création romanesque »
Aurélie Haroche « Salacrou ou quand l’échec menace une vision du théâtre comme écoute collective »
Julia Siboni « Beckett, dramaturge de l’empêchement, ou comment “rater mieux” »
Fiona Sze Lorrain « Lorsque le temps et l’espace théâtral se changent en réalité… »
Flore Garcin-Marrou « Pourquoi écrire et mettre en scène une pièce injouable ? Le cas Heiner Müller et son Hamlet-Machine ».

http://www.crht.paris-sorbonne.fr/ressources/actes-de-colloques/journee-detude-lechec-au-theatre-xvie-xxe-siecle-juin-2007/