A France Culture…

janvier 25th, 2012 Aucun Commentaire »

Avec Nicolas Gousseff et Marcela Gomez, dans le studio 167 de la Maison de la Radio le lundi 23 janvier dans l’émission Pas la peine de crier de Marie Richeux.  http://www.franceculture.com/emission-pas-la-peine-de-crier.html-0

Critique – J’entends des voix sourdes sourdre autour de moi

octobre 20th, 2010 Aucun Commentaire »

J’ENTENDS DES VOIX SOURDES AUTOUR DE MOI

La Compagnie Pardès Rimonim présente Des Voix sourdes de Bernard-Marie Koltès, pièce de jeunesse mise en scène pour la première fois en France sur la scène du Théâtre Le Colombier à Bagnolet jusqu’au samedi 23 octobre : l’occasion de découvrir cette pièce peu connue, une jeune compagnie messine talentueuse et un lieu de création indépendant.

Cela n’a pas pu vous échapper : 2009 fut l’année Koltès. L’anniversaire d’une mort surgie trop tôt, à laquelle Metz, la ville natale de l’écrivain, a rendu hommage en présentant une « Intégrale Koltès », confiant à différents metteurs en scène le soin de faire redécouvrir des pièces devenues des « classiques modernes » (Roberto Zucco, Dans la Solitudes des champs de coton, Sallinger…), mais aussi de faire découvrir des pièces de jeunesse : tel fut le pari de Bertrand Sinapi, metteur en scène de la compagnie Pardès Rimonim (http://p.rimonim.free.fr/), chargé d’adapter pour la scène, la pièce radiophonique Des Voix sourdes, écrite en 1973 et parue aux Editions de Minuit en 2008.

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Podcast – La Fabrique de l’Histoire, France Culture.

mai 28th, 2010 Aucun Commentaire »

LA FABRIQUE DE L’HISTOIRE

Avec Pascale Goetschel, chercheuse rattachée au Centre d’histoire de Sciences Po, maître de conférences à l’Université Paris-I Panthéon Sorbonne, Jean-Claude Yon, maître de conférences habilité en Histoire contemporaine et directeur adjoint du Centre d’Histoire culturelle des sociétés contemporaines et Flore Garcin-Marrou, Doctorante au Centre de Recherche sur l’Histoire du théâtre (CRHT) – Paris IV Sorbonne, membre permanent du Laboratoire des Pratiques Scéniques de la Philosophie (LPSP) – Paris IV Sorbonne, venus présenter la première journée d’études sur La sortie au spectacle XIXe-XXe siècles – Le cas français»

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Critique – Héros-Limite de Ghérasim Luca

avril 27th, 2010 Aucun Commentaire »

Article paru sur Le Souffleur.net : http://www.lesouffleur.net/spip.php?article1290

Ouvrir les mots et s’y plonger tête la première.

Dix jours après la dernière de Maison de Poupée d’Ibsen aux Amandiers de Nanterre, Alain Fromager quitte son costume de Torvald Hemler, mari de Nora, pour incarner « Héros-limite », recueil de poésie du roumain Ghérasim Luca.

Ghérasim Luca (1913-1994) fut un compatriote de Tristan Tzara, fondateur du mouvement Dada. Installé en 1952 à Paris, il se fait connaître dans le cercle surréaliste en disant ses poèmes lors de performances qui marquent toute une génération de poètes sonores. Gilles Deleuze et Félix Guattari lui ont rendu hommage : « Ghérasim Luca est un grand poète parmi les plus grands : il a inventé un prodigieux bégaiement, le sien » (Dialogues, 1977).

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Critique – Découvrez Carmelo Bene, le théâtreux qui utilisait le cinéma comme une guillotine…

avril 2nd, 2009 Aucun Commentaire »

Témoignage : Festival “Théâtres au Cinéma” de Bobigny
TELERAMA.FR – 2 Avril 2009
LE FIL CINéMADepuis le 20 mars se tient le festival Théâtres au cinéma, consacré à l’œuvre des réalisateurs Marco Bellocchio et du plus rare Carmelo Bene. Un pari audacieux pour le Magic Cinéma, coincé entre le McDo et le parking du Centre commercial de Bobigny 2 (93). Doctorante au Centre de recherche sur l’histoire du théâtre (Paris IV, Sorbonne), Flore Garcin-Marrou a passé le week-end là-bas et nous livre son avis d’experte sur Carmelo Bene.

Deux semaines qu’une poignée d’irréductibles cinéphiles et italophiles se retrouve pour ce marathon, qui s’est ouvert par une rencontre avec Marco Bellocchio, venu expliquer sa passion pour les textes théâtraux qu’il a adaptés au cinéma. J’ai pour ma part concentré mes efforts sur la rétrospective Carmelo Bene. Ce trublion de la scène théâtrale underground a posé, dès 1958, les bases d’une vision originale et provocatrice d’un cinéma hétéroclite et séminal. De 1968 à 1973, Bene a filmé de manière convulsive, obsédé par la lumière et les gros plans. Mort en 2002, il laisse derrière lui des films comme Notre-Dame des Turcs, Capricci, Don Giovanni, Salomé, Un Hamlet de moins

Ce dernier, version revisitée du classique shakespearien, sélectionné au festival de Cannes en 1973 (la même année que La Maman et la Putain, d’Eustache, et La Grande Bouffe, de Ferreri), est significatif de son esthétique. Carmelo Bene y campe Hamlet, au costume chamarré et asymétrique, obsédé par son départ imminent à Paris avec sa maîtresse Kate. Ophélie est une bigleuse, coiffée d’une cornette de nonne, occupée à lire seins nus dans une bibliothèque. Le texte original est disloqué, réduit à son essence, chuchoté ou soutenu par une bande-son spasmée où s’enchaînent sans transition Stravinski, Rossini et Wagner (Un Hamlet de moins repasse au Magic Cinéma vendredi 3 avril à 17h).

Samedi dernier, à 21h, après la projection de Richard III, un débat s’est tenu en présence de l’actrice Laura Morante (qui apparaissait dans S.A.D.E. nue sur une assiette avec une feuille de salade dans la bouche), Luisa Viglietti (costumière et femme de Bene) et le traducteur Jean-Paul Manganaro, au sujet de cette “parenthèse cinéma” : cette période où Bene a cinématographié ses mises en scène de théâtre, en bousculant les textes, utilisant le cinéma comme une guillotine, abusant d’une technique de montage à la hache.

Après un témoignage du chef-opérateur de Notre-Dame des Turcs, Manganaro rappelle que le cinéma est devenu pour Bene un vecteur technologique pour inventer de nouveaux procédés au théâtre. Laura Morante, quant à elle, se souvient des conditions de travail difficiles avec le metteur en scène charismatique qui ne répétait que la nuit et aimait pousser à bout ses acteurs. Elle ajoute avec une pointe d’humour qu’elle voudrait créer aujourd’hui l’association des survivants de Carmelo Bene…

Trois événements marquent cette fin de semaine. Vendredi 3 avril, à 20h30, une lecture à deux voix de A boccaperta aura lieu, scénario inédit de Carmelo Bene, avec les deux comédiens Corrado Invernizzi et Jean-Yves Gautier, suivie par la projection de Salomé, de Carmelo Bene. Samedi 4 avril à 20h30, une copie neuve de Notre-Dame des Turcs, de Carmelo Bene, sera projetée, en présence de Lydia Mancinelli, comédienne et Mauro Contini, monteur. Enfin, la soirée de clôture se tiendra le dimanche 5 avril, dès 19h, avec La Nourrice, de Marco Bellocchio, en présence des comédiennes Valeria Bruni-Tedeschi et, sous réserve, de Maya Sansa.

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